« On a vu un chien passer avec la tĂȘte ensanglantĂ©e dâun homme entre les crocs. Il lâa sortie dâun distributeur ATM. » Â
Ce grin, cette causerie dont nous consignons les mots, nous parait bien opportune tant les circonstances actuelles agitent parmi les questions brulantes, celle du corps livrĂ© aux agressions destructives et massives des guerres du capital et du mondialisme, celle du corps anthropologique avec ses scarifications identitaires, celle du corps confinĂ© global des pandĂ©mies de la Covid 19, celle du corps traversĂ© dans son infini petit par les technologies du gĂ©nome et du transhumanisme, de la GPA,  du commerce des organes, des dĂ©bats inĂ©dits sur lâavortement, des violences dĂ©-personnalisantes du nouvel esclavage, celle du corps du travailleur salariĂ© ; bref, un ensemble des discussions qui Ă©voquent la rĂ©ification de lâĂȘtre et renouvellent celles menĂ©es parfois Ă coup de lois et dĂ©crets sur les mutilations gĂ©nitales fĂ©minines, les viols, le mariage forcĂ© dâadolescentesâŠ
Il nous a semblĂ© revigorant de susciter des regards, Ă partir dâangles libres et du point de vue de la culture et du langage, qui interrogent cette rĂ©alitĂ© ou ce rĂ©el du corps qui, tout en se prĂ©sentant comme simples donnĂ©es de la matiĂšre, sont traversĂ©s par des discours qui nâont ni le mĂȘme statut ni la mĂȘme pertinence et qui nâobĂ©issent pas aux mĂȘmes modes de lĂ©gitimation : un dialogue de savoirs.
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