En dĂ©pit dâun contexte particuliĂšrement favorable liĂ© Ă leur proximitĂ© gĂ©ographique, historique, culturelle, et linguistique entre autres, les pays membres de lâUEMOA, engagĂ©s depuis leur indĂ©pendance politique en 1960, dans un processus dâintĂ©gration Ă©conomique et monĂ©taire, ne semblent pas avoir rĂ©ussi Ă en tirer les dividendes en termes dâintĂ©gration sociale. La rĂ©partition personnelle des revenus rĂ©vĂšle trois groupes de pays. Cependant, le recours au modĂšle de la valeur-temps permet dâĂ©tablir que lâensemble des pays peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme intĂ©grĂ© monĂ©tairement, car partageant une mĂȘme valeur Ă©conomique de lâunitĂ© de temps. Toutefois et fondamentalement, les processus dâintĂ©gration Ă©conomique et monĂ©taire au sein de lâUEMOA et de lâUMOA nâont pas encore induit lâintĂ©gration sociale, au sens dâune communautĂ© homogĂšne fusionnant leurs populations, sauf pour les deux pays leaders (CĂŽte dâIvoire et SĂ©nĂ©gal) entre eux, dâune part, et le Mali et le BĂ©nin dâautre part. Â
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