Quâelle Ă©mane de la doxa universitaire ou des sociĂ©tĂ©s de psychanalyse, sans omettre les francs-tireurs bankable pour lâindustrie de lâĂ©dition et de la communication, la pensĂ©e psychanalytique française Ă©tablie marque le pasâŠ
Depuis une quinzaine dâannĂ©es, la plupart des auteurs reconnus et des autres pontes de lâinconscient peinent Ă proposer une rĂ©flexion renouvelĂ©e. Avec un peu de dĂ©calage, les Ă©diteurs comme les lecteurs (collĂšgues, Ă©tudiants, analysants, grand public avisĂ©) semblent (enfin ?) avoir pris la mesure de cet Ă©tiage intellectuel.
Quelles que soient les causes de ce phĂ©nomĂšne, un fait rassurant persiste : de nombreux « psychistes » (psychologues ou psychiatres pour lâessentiel) demeurent attachĂ©s au rĂ©fĂ©rentiel analytique. Entre collĂšgues dâune mĂȘme Ă©quipe soignante ou dans le cadre de petits groupes de travail (oĂč se croisent plutĂŽt des analystes en libĂ©ral), la pratique psychanalytique continue dâĂȘtre interrogĂ©e, partagĂ©e, dĂ©battue et parfois Ă©crite.
Les semis et bourgeons que je propose sâinscrivent dans ce contexte de pacifique prise de maquis par les praticiens de formation et de sensibilitĂ© analytique qui ont choisi de cultiver leur jardin avec patience et discrĂ©tion, Ă bonne distance des poses mandarinales et mĂ©diatiques.
...
Read Full Text