Lâouvrage examine le moment hobbesien du théùtre de la politique moderne en considĂ©rant dâabord BĂ©hĂ©moth ou le Long Parlement.
LâĆuvre rĂ©digĂ©e en 1670 raconte lâaffrontement entre les discours et les projets dâintrigants qui ont en commun dâavoir cĂ©dĂ© Ă la mĂ©lancolie, Ă la fureur ou Ă lâenthousiasme et de savoir mobiliser les passions de leurs semblables en vue de la guerre. Comme si le lecteur traversait personnellement les guerres civiles, le rĂ©cit de BĂ©hĂ©moth reconduit alors Ă la singuliĂšre dramaturgie de LĂ©viathan.
PubliĂ© en 1651, LĂ©viathan affirmait dĂ©jĂ la nĂ©cessitĂ© dâinstituer « le roi de tous les enfants de lâorgueil » et dâobĂ©ir Ă ses lois au lieu de chercher Ă leur substituer ses propres rĂšgles. Ćuvre dâun sujet dont le regard sur le « théùtre du monde » est dĂ©jĂ converti, LĂ©viathan dĂ©ploie les Ă©lĂ©ments de la dramaturgie du souverain. Or, lâĂ©criture hobbesienne sâattache concrĂštement Ă susciter le nouveau pacte de lecture, dâidentification et de signification sur le « théùtre du monde », moyennant une certaine ascĂšse de la raison, plus prĂ©cisĂ©ment du corps imaginatif, de la conscience, de la libertĂ© naturelle et du contrat dans la condition infra-«  politique  » (i.e. non «  politique » au sens que Hobbes entend Ă©tablir).
Si Hobbes reste un philosophe, son Ćuvre constitue ainsi une intrigue en vue de la redĂ©finition, ici envisagĂ©e Ă la lumiĂšre du drame baroque, de la souverainetĂ© politique et de la libertĂ© individuelle.
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